L'homme a créé Dieu, l'inverse reste à prouver.
Le Soleil se lève & de nouveau nous sommes spectateurs de nos échecs. C'est pourtant étrange Internet est là, la crise est née sous des rêves Capitalistes, Techno et Rap ont enterré le Rock. Mais n'a-t-il rien à faire ici que de supporter le poids de cette société bien assise entre un restant d'humanité et un confort capitaliste que chacun serre dans sa main. J'en ai marre d'entendre les mêmes conneries à longueur d'ondes, la même merde qu'on livre par kilotonnes à des milliards de crétins qui n'ont pas le choix. Et puis les extrêmes montent, les gens ne lisent plus, la violence devient une communication et la réflexion meurt sous les millions d'assauts quotidiens que nous livrent les Microsoft et autres grands de la communication. Ah la « communication », quel grand mot. Aujourd'hui, le bruit rassure et le silence fait peur. Seul la Musique subsiste, le Rock. Ils croivent qu'il meurt, ils pensent le silence revenu, apporter paix et sérénité, morale et sécurité, sociabilité et uniformité, quand soudain rejaillit de l'ancien volcan, qu'on croyait trop vieux, le son d'un ampli grésillant, d'une guitare mal accordée, de la voix de Dylan. Le son du rock c'est ce rappel cyclique au désordre, au contre pouvoir ; le bruit de cette foule d'inadapté au monde adulte. « Il nous fallut bien du talent pour être vieux, sans être adultes ». Le son du rock, c'est ce talent, c'est cette force à lutter encore ; d'ailleurs c'est pas du son, c'est du bruit, et le bruit c'est la lutte face au silence, et le silence c'est la mort. Alors à la question, mais quand le « Rock » mourra-t-il ? Je réponds simplement : jamais, car seront toujours là les soldats de l'anticonformisme, car seront toujours là les guitares désaccordées et les amplis grésillants. A jamais menacé. A jamais libre. Regardez comme le monde est étrange. Les années soixante-dix ont permis la liberté sexuelle et regardez-nous, pauvres pharmacies ambulantes, ils ont eu les voyages et la découverte quand nous, nous luttons pour pouvoir travailler. Pourquoi faudrait-il avoir honte aujourd'hui de se battre au nom de l'égalité ? Pourquoi faudrait-il avoir honte de chanter la liberté ? Il y a trop de cynisme autour de nous.On n'y croit plus, on a tout compris sur tout. On préfère le ludique, plus de rêves, seulement de l'amusement. Il n'y a plus de Light my Fire, aujourd'hui c'est Around the World, le musicometre, rien que du bruit pour abrutir un peuple qui l'est bien assez.. Pathétique jeunesse, je préfère cent fois la candeur du drapeau de l'espérance : "On est tous des frères." Je préfère cent fois le son de l'accordéon à cette soupe pour les b½ufs. Entre Sea Sex and Sun et Le Plat Pays, mon c½ur ne balance pas.
Happiness Is a Warm Gun .